SAUVER DES VIES GRACE AU DÉFIBRILLATEUR

DEFIBRILLATEUR AUTOMATIQUE

Le débat est tranché : suite à un arrêt cardiaque, la réanimation précoce par massage et défibrillation cardiaque sauve des vies. Avec les années, de plus en plus de personnes se forment aux gestes qui sauvent afin d’intervenir avant même l’arrivée des secours, augmentant ainsi considérablement les chances de survie en cas de mort subite.

Deux problèmes : les défibrillateurs automatiques externes ne sont pas judicieusement disposés en France et encore trop peu de personnes osent s’en servir.

Le défibrillateur externe double les chances de survie en cas de mort subite

Chaque année, entre 40 000 et 50 000 personnes décèdent d’un arrêt cardiaque inopiné ou mort subite liée à un trouble du rythme cardiaque appelé fibrillation ventriculaire.

C’est dix fois plus que les accidents de la route. En Ile-de France Paris et Petite couronne par exemple, 3 500 personnes en sont victimes chaque année : 450 seulement bénéficieront d’une prise en charge médicalisée et 150 survivront.

En France, le taux de survie stagne aux alentours de 5%. Le défibrillateur automatisé externe DAE est autorisé en France dans les lieux publics depuis 2007 seulement. L’application d’un courant électrique pour que le cœur batte efficacement de nouveau défibrillation au cours des toutes premières minutes suivant l’arrêt permet une survie de la personne dans 85% des cas voire plus, contre 3 à 5 % si l’on ne fait rien.

Les décideurs politiques ne sont pas encore sensibilisés à la mort subite de l’adulte.

SAUVER DES VIES GRACE AU DÉFIBRILLATEUR

Pourtant, la preuve de l’efficacité de la défibrillation précoce, sans attendre l’arrivée des secours n’est plus à faire : toute minute de perdue pour défibriller représente 10% de chance de survie en moins. L’analyse de la répartition sur le territoire japonais du défibrillateur cardiaque a mis un point final à la question de leur utilité : les témoins d’un arrêt cardiaque administrent plus souvent les chocs (défibrillation) avec un DAE avec une nette augmentation de la survie à un mois et avec des séquelles neurologiques minimes, survie de 14,4% contre 31,6% lorsqu’il y a une défibrillation précoce.